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Souvenirs d'oiseaux(Petite fleur du Sahel) MAJ 07.08
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Auteur:  GROSBEC [ 20 Juin 2015, 19:55 ]
Sujet du message:  Souvenirs d'oiseaux(Petite fleur du Sahel) MAJ 07.08

Bonsoir les amis,

En attendant de vous parler des mouettes, je vous propose d'évoquer des souvenirs, ce qui, en définitive, permet de parler d'oiseaux assez nombreux.
Le tout sur la trame qu'offre la migration, vaste sujet, propice à l'émotion.
Pour l'illustration, vous verrez plusieurs images que vous connaissez déjà, mais aussi de nouvelles et quelques inédites.
Je pense aussi aux membres les plus récents.
A bientôt pour vos visites que j'espère.

Amitiés,

Patrick

Parmi nos souvenirs, les oiseaux sédentaires ont leur place, mais, en général, ce sont les migrateurs qui nous occupent le plus, tant ils sont fascinants.
Il n’est pas question d’oublier les premiers dans cette promenade au pays des souvenirs, bien que de nos jours on puisse se demander s’il existe encore une espèce strictement sédentaire…
L’émotion est le guide, naturellement, car quelles que soient les circonstances, la rencontre avec un oiseau est toujours un moment fort, intense.
Hivernant, estivant, hôte de passage, il nous charme.
Les lieux changent, eux aussi. Une plage, un marais, une réserve, des lagunes, une gravière…
La plaine, la forêt ou la montagne pour d’autres amis des oiseaux.

Comment ne pas commencer cette revue de détail par un oiseau arc en ciel, superbe et grand migrateur dont la richesse des mœurs n’a rien à envier à la beauté de son plumage ou à son registre vocal, exceptionnel aussi ?
Merops…


1 - Touche pas à mon sable
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2 – Coucou !
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Avec lui, j’ai vécu le meilleur, et le pire.
J’ai partagé ses joies et ses tristesses.
Nous nous sommes rencontrés, voici quelques années, dans un endroit paradisiaque égayé par les grands chênes, les saules et la belle giroflée sauvage.
Les rossignols chantaient dans ce petit paradis, ainsi que le Loriot. Les geais s’y disputaient, et le matin, Merops venait me survoler en chantant pour me souhaiter le bonjour.
Lorsqu’il était trop occupé par la couvaison, la belle tourterelle des bois venait prendre le relai, et aussi les jeunes Martins-pêcheurs.
C’était un paradis…
Mais l’homme rôdait, et a tout détruit un jour funeste, pour des raisons sordides et profondément stupides.
Que faire ?


3 – Le ciel est mon royaume
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Profondément adaptable, Merops a trouvé un nouveau territoire, cette fois chez un ami des oiseaux.
Je l’ai retrouvé et nous nous sommes parlé. Il est venu parfois se poser à moins d’un mètre de moi.
J’ai entendu claquer ses ailes, et je l’ai vu manger du sable, presque trop près de moi.
Le bonheur était de retour.
Mais l’enfer est souvent pavé des meilleures intentions.
Cet homme charmant qui m’a ouvert les portes de son terrain ne savait pas qu’il y a sable et sable.
Merops et moi le savions.
Le chagrin a commencé avec un printemps très froid, privé d’insectes, et un seul pauvre couple a pu remplir sa mission en allant plus loin encore que les frontières du courage.
Souvent compatissant, j’ai partagé sa peine, avec la joie tout de même de passer quelques heures à écouter les cris de ses enfants venus du tréfonds de la terre.
La joie aussi d’observer leurs petites frimousses, leurs jeux intimes, leurs regards impatients.
J’ai formulé des vœux, du fond du cœur.
Le printemps suivant fût pire encore.
Le sable avait changé…
En le voyant, j’ai redouté le pire. Hélas, Merops ne s’y est pas trompé. Il a tenté sa chance, et il a renoncé. Des centaines de kilomètres parcourus en vain, des heures d’attentes vaines.
Pauvre Merops !
Et puis, il a compris. Et n’a plus reposé les pattes en ces lieux.
Pauvre de moi !
Il me manque et je crois qu’il restera mon oiseau favori, celui qui m’a procuré mes plus belles émotions.
L’homme est un être supérieur.
Mais Merops m’a soufflé un jour « Supérieurement… ».
Je ne regrette pas, loin de là, ces centaines, ces milliers de kilomètres parcourus ; encore moins ces centaines d’heures passées en sa compagnie.
J’ai eu beaucoup de chance et c’est ce que je retiens.
Bon vol, Merops, porte toi bien !


4 – C’était un paradis
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5 – Mes enfants y sont nés
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Auteur:  GIL44 [ 20 Juin 2015, 20:55 ]
Sujet du message:  Re: Souvenirs d'oiseaux

C'est beau et bien agréable de te lire !

:good:

Auteur:  jandbnicolas [ 20 Juin 2015, 20:58 ]
Sujet du message:  Re: Souvenirs d'oiseaux

On retrouve là, Patrick, le registre où tu excelles, celui de l'émotion! ;) et bien sur,qui peut le mieux t'inspirer si ce n'est mérops! Avec un "coucou" que j'adore! :love: :prosterne:
Je t'embrasse

Auteur:  NOUMEA [ 21 Juin 2015, 23:01 ]
Sujet du message:  Re: Souvenirs d'oiseaux

Quoi de mieux que mérops présenté par toi et ta prose pour me plonger moi aussi dans la nostalgie des souvenirs .
Nous avons cet oiseau en commun tous les deux dans notre passion et c'est notre préféré :love:
Tout comme toi ,je ne regrette pas les heures passées prés de lui et c'est un plaisir de le revoir à travers ton œil d'amoureux
Nostalgie quand tu nous tiens......
Amitiés Dominique

Auteur:  Jmc [ 23 Juin 2015, 07:18 ]
Sujet du message:  Re: Souvenirs d'oiseaux

Ahhh...ben voilà Patrick, tu me donnes l'occasion et l'envie de repartir à leurs rencontre avec de t'elle images d'eux! je ne parle même pas de la lecture.. :prosterne:

Auteur:  Baussant [ 23 Juin 2015, 10:06 ]
Sujet du message:  Re: Souvenirs d'oiseaux

Bonjour,
Des images et des écrits qui contribuent aux plaisirs multiples d'être parmi eux ! :good:

Auteur:  raoul84 [ 23 Juin 2015, 11:41 ]
Sujet du message:  Re: Souvenirs d'oiseaux

Hello Patrick,
c'est bien vrai que les migrateurs ont en général notre préférence. Belle entrée en matière avec le Guêpier et ton agréable style ©Patrick :good:

Auteur:  GUZZLANV [ 23 Juin 2015, 22:43 ]
Sujet du message:  Re: Souvenirs d'oiseaux (Saut de saisons ) MAJ 23 juin

Bon, et bien me voici totalement frustré.
J'ai la prose mais pas les images.
Là où devrais se trouver une photo, il est juste marqué " image ". :shock:
Flûte alors :?
Quelqu'un sait-il ce qu'il se passe :thinking: :thinking:

Auteur:  GROSBEC [ 24 Juin 2015, 12:33 ]
Sujet du message:  Re: Souvenirs d'oiseaux (Saut de saisons ) MAJ 24 juin

Bonjour les amis,

J'ai plaisir à m'acquitter de ce plaisant devoir qui consiste à remercier Gilles, Joëlle, Dominique, Jean-Michel, Christophe et Florent.
Non, Michel, je ne t'ai pas oublié !
D'autant moins que je te dois non seulement des remerciements, mais aussi des excuses pour le flop d'hier soir.
Mon hébergeur a connu des problèmes de connexion, ce qui arrive parfois, mais heureusement pas si souvent.
Pas de chance que ça se produise juste au moment de faire la mise à jour et celui, pour Michel, de laisser un commentaire.

Amitiés,

Patrick

Après l’oiseau royal que dire ?
Merops est oiseau de printemps et nous fait aussi passer un été bien plaisant lorsqu’il nourrit ses enfants alors que nos autres lieux de promenades sont déserts ou envahis par les promeneurs.
Souvent la tentation nous vient de partir avec lui vers l’Afrique pour vraiment savoir comment il passe l’hiver.
Son départ oriente nos esprits vers d’autres saisons.
Les lieux magiques où il nous a permis de rêver, de partager sa vie, sont déserts, un matin.
Nos premières pensées sont empreintes de nostalgie, et s’orientent vers le prochain printemps.
Il y aura auparavant l’automne puis l’hiver. L’attente…la patience.
D’autres saisons tout aussi belles, peuplées d’autres oiseaux, nous aident, avec les couleurs chatoyantes de l’automne et les douces lumières hivernales.
Les barges à queue noire islandaises viennent, dès septembre, nous montrer leur plumage encore neuf, bien plus peuplé de teintes chaudes que celui de l’espèce nominale.
La migration reste mystérieuse.
Deux ou trois ans plus tard, ce sont des barges hollandaises qui, lors de leur migration postnuptiale font une halte dès le 4 juin, avec un large mois d’avance sur la normale.


6 – Limosa islandica
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7 – Très précoces, cet été
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On s’impatiente presqu’autant dès septembre, en espérant le retour des premiers hivernants qu’en avril (pour ne pas risquer d’être en retard) lorsque nos nuits se peuplent des notes flûtées qui n’appartiennent qu’à Merops.
La passion et ses corollaires font perdre la notion du temps et oublier le calendrier.
C’est aux oiseaux qu’il convient de faire confiance, car ils ne se trompent que rarement.
Nous sommes en été, bien sûr, mais rien ne nous empêche de songer à l’hiver, de même qu’au coin du feu de Noël, nous pensons au printemps.
On attendra vainement, au début de l’automne les déplacements massifs qui nous font chaud au cœur.
La plus rude des saisons sait se faire attendre et c’est à ce moment seulement que les grues, les bernaches, d’autres grands migrateurs viendront nous rejoindre en nombre.
Lorsqu’on égrène ses souvenirs, il est bien commode de pouvoir changer de saison à volonté, et même de chevaucher les ans.
Des visites inhabituelles qui restent plus ou moins inexplicables reviennent en mémoire.
Quelles impérieuses raisons ont-elles bien pu conduire cette femelle de harle bièvre à venir faire ce séjour rare et prolongé ?


8 – Tranquille, l’endroit
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9 – C’est l’heure du bain
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Le phalarope à bec large reste un hôte rare bien qu’un ou deux oiseaux fassent une halte chaque année. Dans son cas, on sait que de fortes tempêtes au large provoquent un « atterrissage » peu fréquent pour un limicole pélagique qui ne vient en général à terre que pour construire son nid.
Un rêve d’Islande passe en cette étonnamment belle journée de janvier, bien que dans cette ile aux oiseaux ce soit le plus souvent le phalarope à bec étroit qui peut être observé.


10 – Mouette miniature
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11 – Une proie en vue
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Plus classique, finalement, l’arrivée d’oiseaux plutôt rares en février, correspond à ce qu’il est convenu d’appeler des migrations de fuite.
Le thermomètre est descendu au-dessous de 40 degrés en Finlande, à moins 30 en Ukraine cet hiver-là qui n’est pas si lointain.
En France, il faisait assez doux avec -10° seulement, bien que la bise venant du Nord ait donné, le matin une sensation bien plus rude.
Bousculée par le froid et la neige, cette femelle de Harle Piette ne s’y est pas trompée et a pu trouver des plans d’eau encore pourvus d’eau libre dans la compagnie des fuligules milouin et des canards siffleurs.


12 – Enfin de l’eau !
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13 – Un bain peut-être ?
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Auteur:  jandbnicolas [ 24 Juin 2015, 13:11 ]
Sujet du message:  Re: Souvenirs d'oiseaux (Saut de saisons ) MAJ 24 juin

Tu nous égrènes là, Patrick, les Quatre saisons, et, tel le concerto, on retrouve le printemps en mi majeur, l'été en sol mineur, l'automne en fa majeur et l'hiver en fa mineur! Avec de rares images qui font rêver comme le harle bièvre, le phalarope à bec large et le harle piette (les 12 et 13, quel piqué! :o )! Superbe mise à jour :love: :love: :prosterne:
Je t'embrasse

Auteur:  moussetania [ 24 Juin 2015, 13:19 ]
Sujet du message:  Re: Souvenirs d'oiseaux (Saut de saisons ) MAJ 24 juin

Mais comment fait il?
bravo l Artiste :prosterne: :prosterne:

Auteur:  raoul84 [ 24 Juin 2015, 14:22 ]
Sujet du message:  Re: Souvenirs d'oiseaux (Saut de saisons ) MAJ 24 juin

Argh la Phalarope à bec large, très belle prise. Le désir d'Islande :mrgreen: je connais ça, en attendant je voyage avec les images que vous avez l'amabilité de partager. :biere:

Auteur:  NOUMEA [ 24 Juin 2015, 17:05 ]
Sujet du message:  Re: Souvenirs d'oiseaux (Saut de saisons ) MAJ 24 juin

Décidément ,tu donnes dans l'exceptionnel ,il devrait y avoir un salon à part pour des gens comme toi ,tellement le niveau et la qualité sont constamment présent ,jamais on ne s'ennuie lorsque l'on parcourt tes post ,quand je pense que des milliers de gens achètent et lisent des revues telles que I&N ou Nat Image et la qualité n'est pas toujours au rendez vous (ceci dit je suis moi même fervent lecteur et ne le regrette pas)
Mais sur ce forum reportage ,quand je vois que parfois à peine une dizaine de personnes suivent tes reportages(gratuits de plus) c'est à désespérer.....
Tant pis pour les absents!ceux qui te suivent ne sont jamais déçu !!!et j'éprouve perso un très grand plaisir ,continues Patrick pour les privilégiés que nous sommes
Et j'espère que tous ces encouragements te vont droit au cœur car je connais ta sensibilité et un travail tel que celui que tu nous présentes mérite la reconnaissance
Je ne peux rien choisir parmi tous les clichés présentés car ils ont tous leur place dans l'ensemble de ton oeuvre
Respect
Dominique

Auteur:  GROSBEC [ 27 Juin 2015, 15:47 ]
Sujet du message:  Re: Souvenirs d'oiseaux(Ces sédentaires qui n'en sont pas) 2

Bonjour les amis,
:bravo: :bravo: :bravo: Joëlle, moussetania, Florent et Dominique, et merci.
C'est vraiment la torpeur estivale.
Quelques nouvelles réflexions qui, j'espère, intéresseront davantage les absents et les muets.

Amitiés,

Patrick

Chacun se pose fréquemment cette question, au fil des jours : qui sera là demain ?
Les habitudes des oiseaux varient beaucoup en fonction de l’heure, des lieux, et aussi des saisons.
Il est assez peu probable de rencontrer des hirondelles en décembre, mais notre ami le merle noir sera certainement là, au jardin tout simplement.
En fonction du temps qui fera.
Pour prévoir, il faut bien connaître les lieux et l’oiseau.
Mais ceci ne suffit pas encore ! La migration garde jalousement ses mystères et elle peut faire que celui qu’on espère n’est pas là encore ou bien que tel ou tel dont la présence parait certaine s’est absenté.
On comprend aisément ces grandes difficultés lorsqu’il s’agit de voyageurs au long cours, mais, si à l’heure du rouge-gorge, il fait défaut, nos méninges s’entrechoquent et souffrent un peu.
Cette vérité s’impose tellement que de jeunes auteurs, brillants, n’hésitent pas à affirmer qu’il n’existe plus aucune espèce strictement sédentaire.
Comme s’il ne suffisait pas des difficultés qu’il peut y avoir à distinguer les migrateurs purs des migrateurs partiels.

Avril avait sonné et, pour une fois, pris rendez-vous avec le soleil.
Le long du petit chemin, fort plaisant en lui-même, qui me menait au rendez-vous fixé avec le grèbe, la huppe et le coucou se répondaient joliment comme pour ajouter un bonheur à un autre.
Sans se montrer jamais…
Chacun sait ou bien croit savoir que le grèbe huppé est un oiseau sédentaire.
Pataud au sol, il a l’envol lourd et n’est vraiment à l’aise que dans l’onde claire.
Il appartient à la guilde des piscivores pêcheurs.
Qu’est-ce qu’une guilde direz-vous ? Une sorte de famille, une famille enviée pour son élégance, une famille aisée, reconnue, admirée. Une sorte de confrérie.
On le voit pêcher en hiver, puis sans attendre même le printemps, revêtir sa belle tenue nuptiale ornée d’une fleur capitale, juste avant qu’il ne se livre aux parades et ne convole en justes noces.
Habile au bond, il saute certainement de bonheur auprès de son nid.
Mais lorsqu’on le voit courir si longtemps sur l’eau avant de parvenir à décoller pour un si modeste vol, on comprend qu’il ne nous quitte pas, quelles que puissent être les rigueurs du climat.
Voici enfin un authentique sédentaire qui pourrait faire mentir l’auteur jeune et brillant.
Seulement voilà.
On ne saurait juger de cette propension à migrer en ne songeant qu’à l’espèce (plan trop large) ni à quelques individus (cadrage trop serré cette fois).
L’auteur était brillant et l’a bien démontré.
L’échelle de la population semble plus pertinente. Selon leur territoire, certaines populations de grèbe (celles de Grande Bretagne, par exemple) sont sédentaires alors que d’autres, habitant la Scandinavie ou la Finlande, vont passer l’hiver au sud de la Russie ou en Turquie.
Pour nous surprendre plus encore, 20 000 grèbes s’offrent une migration de mue, à l’instar des Tadornes, sur l’Ijsselmeer (traduisez pas lac de L’Yssel) aux Pays-Bas. Pour l’anecdote, sachez que ce lac n’est séparé de la mer des Wadden que par une digue.


14 – Eh oui, je couve
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15 – Petit bond de joie
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16 – La posture du chat
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17 – Equilibre
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18 – Toutes plumes dehors
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D’autres oiseaux nous tendent le même piège pour des raisons certainement différentes mais assez complémentaires.
Le Moineau est, lui aussi un bon exemple, particulièrement le moineau friquet.
Notre petit commensal nous permet d’apprendre aussi que la littérature usuelle peut-être riche d’enseignements sur l’oiseau lui-même, mais aussi sur les facéties des hommes.
Le Voyage d’un moineau de Paris à la recherche du meilleur gouvernement est une œuvre d’Honoré de Balzac publiée en deux tomes en 1841 et 1842. Trouvant que sa signature apparaissait trop souvent dans le premier tome, il l’attribua, en forme de charmant apologue, à son amie George Sand qui accepta d’autant mieux cette supercherie qu’un rôle important était attribué à l’un de ses amis qui défendait le prolétaire sous le nom de Grand Friquet.
Ça ne s’invente pas, n’est-ce pas ?


19 – Je ne suis pas sédentaire
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Le moineau des campagnes pourrait aisément, lui aussi, se faire passer pour un indigène qui répugne à sortir de sa maison, un oiseau n’aimant pas le voyage.
Et pourtant, chaque automne entre la fin septembre et le début novembre quelques-uns d’entre eux prennent le vent et changent de résidence.
C’est le cas d’un friquet belge sur quatre.
En France, chaque année, la reprise d’oiseaux bagués nous prouve que certains nous viennent d’Allemagne, des Pays-Bas, de Suisse ou d’Italie.
Ce ne sont pas des performances immodestes car Friquet ne parcourt que quelques centaines de kilomètres. Lui qu’on aurait facilement pu tenir pour un passereau embourgeoisé, tient son rang de batteur de campagnes et dément son appartenance à la famille des casaniers.
L’auteur était brillant et il a eu raison.
Quoique…
On chercherait en vain un pic vert migrateur.
L’affirmation devrait donc être nuancée, ce que fait l’auteur.
Toutefois, l’histoire méritait bien un petit détour. Ceux qui connaissent le chant de notre ami le pic vert seront d’accord avec cette conclusion suggérée par l’oiseau.
Le pivert en rit encore.

Auteur:  NOUMEA [ 27 Juin 2015, 16:09 ]
Sujet du message:  Re: Souvenirs d'oiseaux(Ces sédentaires qui n'en sont pas) 2

Désolé ,c'est un fidèle qui intervient encore sur ton fil!Mais j'espère que tu vas avoir la visite de nouveaux intervenant
Car le haut niveau ou tu places cet" ouvrage" plein de personnalité, de talent, de culture, mérite vraiment que l'on s'y intéresse.Que dis-je ,que l'on s'y plonge.....
Tu t'attaques avec panache a un des sujets les plus compliqué :la migration .....
Notre expérience :vieux: vu la passion qui nous anime depuis notre plus jeune âge et la chance que nous avons eu à une époque lointaine hélas de rencontrer beaucoup plus d'espèces et en plus grande quantité, nous montre qu'il n'y a pas de vérité sur ce sujet, et que rien n'est plus aléatoire et variable celons plein de critères .
Malgré tout, tes textes sont précis faciles à suivre et didactique.
Le tout (mais c'est une évidence depuis longtemps) merveilleusement illustré
Félicitations ,ton projet est sur des bases élevées
Amitiés Dom

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